On attribue l'origine du nom de Cour-Cheverny au bas latin « curtis » signifiant cour dans son sens primitif.  D'aucuns estiment que cette appellation indiquerait l'existence d'une ferme ou d'un domaine rural suffisamment imposant pour être une référence topographique, bien distincte de Cheverny.

Le nom a connu une évolution au cours des siècles, passant de Cour ou Court à Cour-en-Sologne, Courchiverny, Cour-Chiverny ou Cour-les-Cheverny, pour se stabiliser aux XVIIIe et XIXe siècles en Cour-Cheverny, le suffixe Cheverny permettant de situer la paroisse de Cour et de la distinguer d'autres lieux au nom proche comme Cour-sur-Loire.

*Dom L.H. Cottineau cite Cour-Cheverny comme « curia juxta Cheverneium, vel in Sigalonia ». Littré définit le terme de « cour » comme étant un « domaine rural » ou un « terrain enfermé de murs et à découvert qui fait partie d'une habitation et de ses commodités (c'est ici le tout pris pour la partie : l'ancienne court comprenant le logis, la cour, la basse-cour et les terres d'exploitation) ».

Le service régional de l'archéologie a référencé un certain nombre de lieux-dits de la commune possédant des traces ou vestiges gaulois ou gallo-romains. Ainsi en est-il du Vivier, au nord de Cour-Cheverny près de la rivière du Beuvron (dont le nom viendrait de castor (bièvre) d'où rivière aux castors). Le Vivier serait un établissement rural gallo-romain où des monnaies (gauloises, gallo-romaines, carolingiennes) ont été signalées.

Précédemment, E.C. Florance, au début du XXe siècle, a référencé les mottes et enceintes gauloises visibles à Cour-Cheverny : à Pontchardon, à Sérigny, au Donjon (parcelle cadastrée au bord du Conon, en limite avec la propriété du château de Cheverny).

La motte du Donjon, de forme circulaire de 60 m de diamètre, est celle qui a entraîné le plus d'interrogations du fait de ce nom bien mystérieux. "La butte", couverte par une épaisse pelouse, ne laisse voir aucune trace de constructions. Cependant elle a porté autrefois un donjon. Voici ce qu'en dit M. le Baron de Fougères* : " Avant la famille Hurault, qui l'a possédé longtemps, Cour avait eu des seigneurs dont on ignore le nom. On sait seulement qu'ils y possédaient un château sur la rive droite du [Conon]. Le chancelier Hurault, devenu propriétaire de ce château, le fit démolir et les pierres en provenant furent employées à la construction du château de Cheverny. »

La population est répartie entre le bourg niché au bord du Conon, desservi par la D 765 et une multitude de petits écarts disséminés à travers la campagne environnante. Le bourg regroupe près de la moitié de la population. Il abrite la plupart des commerces, des services et des équipements.

 

La typologie du bâti montre une formation caractéristique de « village-rue » dans le coeur du bourg. Cette formation est issue de l'histoire et permet de discerner plusieurs zones d'aménagements urbains. Le coeur du village se situe le long de la rue Nationale et autour de la place Victor Hugo, sur laquelle se niche l'église Saint-Aignan (XIIe-XVIe siècles).  La politique urbanistique de la deuxième moitié du XIXe siècle s'est concrétisée par le percement et l'aménagement de plusieurs rues : rue de la République, rue Gambetta, rue Martinet, rue Leroy...  La mairie fût construite dans le dernier quart du XIXe siècle. Il y a enfin autour de l'ancienne gare, entre le coeur ancien et l'actuelle D 765, un environnement architectural de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle avec le Monument aux Morts (dans le square Fernand Brunet), des demeures bourgeoises, le boulevard Carnot, au delà de la D 765, des aménagements plus récents, correspondant à l'extension après la Seconde Guerre Mondiale et surtout à partir des années 1970, l'aménagement et le prolongement de la D 765 (appelée encore « déviation » par les anciens Courchois), la salle des fêtes, le gîte rural, les courts de tennis, le gymnase, les lotissements.

Cour-Cheverny possède de nombreux attraits en terme de patrimoine et de tourisme vert. Propice aux promenades familiales ou aux longues randonnées, son territoire est marqué par un ensemble naturel et paysager varié. Le patrimoine rural est abondant et se laisse découvrir au détour des chemins communaux ; on peut citer notamment, les châteaux de la Sistière, Sérigny, la Taurie, Château-Gaillard..., d'époques variées mais au charme incomparable des petits domaines ruraux; les moulins de Poussard ou de Vollet, moulins hydrauliques sur le Conon, l'église Saint-Aignan, ouverte tous les jours dans laquelle on peut admirer des éléments architecturaux des XVI et XVIIe siècles (clé de voûte datant de 1609, voûtes d'ogives, culs de lampe Renaissance...).

Ci-dessous une publication de l'Association pour la Protection des Sites de Cellettes, Cour-Cheverrny et Cheverny proposant une balade - découverte du petit patrimoine de Cour-Cheverny.

Une guerre oubliée qui opposa la France à la Prusse du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871.
Elle fut la première des 3 guerres franco-allemandes et à l’origine des deux qui suivront. Des conséquences très importantes en découlèrent aussi bien en matière politique qu’au niveau international.
Dans notre département, les plus importantes batailles se sont déroulées au nord de la Loire ; néanmoins la rive gauche a aussi connu des escarmouches.
Le but de l’armée allemande, commandée par le Prince de Hesse, était de prendre à revers, par la rive gauche, l’armée française qui s‘était repliée sur Blois.
De cette période troublée, certaines traces restent sur le terrain : des monuments aux Morts pour la Patrie, des tombes militaires (françaises et allemandes), des stèles, ainsi que des écrits que l’on peut trouver sur différents sites internet.
Conformément à l'article 16 du traité de Francfort qui mis fin à cette guerre de 1870-1871, le gouvernement français et le gouvernement allemand se sont engagés à entretenir les tombes des militaires ensevelis sur leurs territoires respectifs.


Un grand nombre de soldats relevés sur les champs de bataille étaient inconnus. À cette époque les soldats français ne portaient pas de plaque d’identité individuelle, et de ce fait ils étaient difficilement identifiables.
Après l'adoption de la loi française du 4 avril 1873, relative à la conservation des tombes des soldats morts lors de ce conflit de 1870-1871, l'État a acheté les parcelles des cimetières communaux ou a exproprié les terrains non-clos où se trouvaient des tombes de soldats.
Elles ont été aménagées, garnies d'un entourage en fonte correspondant à un modèle réglementé avec une plaque portant la mention « Tombes militaires - Loi du 4 avril 1873 ».
1400 militaires français et allemands sont inhumés dans les cimetières de 45 communes du Loir et Cher (dont celui de Cour-Cheverny) et dans un terrain en dehors. Les corps de 5 militaires français (dont un à Cour-Cheverny) et d'un militaire allemand reposent dans des sépultures concédées à leurs familles.
Source : Émile Deshayes de MARCERE : Tombes des militaires morts pendant la guerre de 1870, ministère de l’intérieur, Paris – 1878


Si notre commune de Cour-Cheverny ne possède aucun monument rendant hommage aux Morts pour la Patrie, elle conserve dans son cimetière une tombe militaire regroupant les corps de 12 soldats et une tombe individuelle familiale (celles-ci, presque face à face, se situent au fond de l’ancien cimetière, sur la partie à droite de la grande allée, non loin de la petite porte).

Documents à consulter

Tombe militaire

Jules Raoul de PÉTIGNY

Fanions de Cour-Cheverny


Ces fiches représentent un patrimoine historique pour notre commune, c’est la raison pour laquelle il a été décidé de les publier sur notre site. Les fiches ont été établies à partir des 68 noms de 1914-1918 inscrits sur notre Monument aux Morts.
Le classement est alphabétique.


Les renseignements ayant permis de les établir proviennent :


- Des archives départementales des départements concernés : Etat civil, Fiches Matricules
- Des archives communales de Cour-Cheverny : transcriptions de décès
- Des archives des communes concernées par les actes d’Etat Civil
- Du site Mémoire des Hommes : Fiches des Morts pour la France, lieux de sépultures, J.M.O.
- D’un internaute qui a mis à notre disposition des photos du carré militaire de son cimetière (Crèvecoeur-Le-Grand).


Si des erreurs se sont glissées, elles sont bien involontaires. Vous avez la possibilité de les signaler en mairie afin qu’elles soient corrigées.
Tout renseignement complémentaire, y compris la photo de vos ancêtres seront les bienvenus. C’est avec plaisir que nous mettrons nos fiches à jour.


Nous vous souhaitons bonne lecture avec l’espoir que vous trouverez peut-être des réponses aux questions que vous vous posiez.

Documents à consulter

Biographie des soldats morts pour la France